Avant-dernier article « institutionnel », après les deux articles sur l'échelon fédéral, ce billet va vous présenter le fonctionnement du système politique provincial à l'échelle de la Province du Québec.

 Je m'attarderais cette fois moins longuement sur les mécanismes électoraux – ceux-ci étant transposables du fédéral au provincial – afin de me concentrer sur les partis politiques en place. 

Ainsi : c'est aussi la Reine la cheffe officielle et elle est également représentée par une tierce personne – le lieutenant gouverneur –, là-aussi le vrai dirigeant est le premier ministre, généralement le chef du parti en tête des élections, là encore les ministres doivent tous être députés, etc., etc. Il n'y a en revanche pas de Sénat du Québec, c'est toujours ça de gagné.

 Pas besoin donc de longues explications techniques ! Ce qui surprend généralement le plus les français est la notion même de gouvernement provincial. Il faut bien comprendre que ce n'est pas une exception : chaque province et territoire du Canada a son gouvernement, en tout il y a treize premiers ministres dans le pays, en plus du premier ministre fédéral.

 Le partage de compétences entre le fédéral et le provincial est défini par une Loi constitutionnelle de 1867, pour ceux que ça intéresse le détail est toujours ici.

 

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Portrait officiel de Pauline Marois

L'actuelle premier ministre du Québec est la péquiste Pauline Marois, à la tête d'un gouvernement minoritaire – comme le premier ministre fédéral avant les élections de 2011, c'est bien, vous suivez. Mais qu'est-ce qu'un péquiste ? Pour comprendre tout cela je vous propose de découvrir...

 

Fonctionnement des Partis Politiques Provinciaux

La présentation est une sélection des partis existants au Québec dont vous pouvez trouver une liste complète ici. Vous verrez que contrairement à la France il n'y en a pas des milliers, la raison est simple : les partis au Québec sont plus réglementés et doivent avoir une existence réelle pour être reconnus, c'est à dire présenter des candidats régulièrement, se manifester, etc. Il est donc impossible d'utiliser de multiples micro-partis pour contourner la loi électorale (même si ces derniers viennent enfin d'être interdit en France).

Autre différence importante, au Canada un parti est lié à un type d'élection. S'il y a bien sûr des liens entre le Parti Libéral du Canada et le Parti Libéral du Québec, ou entre le Bloc Québécois et le Parti Québécois, les structures sont véritablement indépendantes. Le processus est le même pour les partis municipaux, nous ne sommes pas du tout comme en France avec un parti pour tous les échelons. Cette différence se ressent particulièrement quand des personnalités politiques changent de partis selon les échelons comme si de rien n'était. Ainsi Jean Charest, ancien premier ministre libéral du Québec, était un ministre conservateur au niveau fédéral. Quand à Thomas Muclair, leader du NPD au niveau fédéral, c'est un ancien député libéral du Québec. Deux exemples parmi d'autres de cette vraie différence entre les échelons.

Cette semaine, dans ce qui sera la note la plus longue de cette partie institutionnelle, je vous présenterai les partis possédant des députés, avant de vous présenter une sélection commentée des autres l'an prochain.

 

Les partis représentés à l'Assemblée Nationale

Cette présentation suit l'ordre d'importance actuelle, en nombre de députés, des partis à l'Assemblée Nationale du Québec.

 

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 Logo du Parti Québecois

- Le Parti Québécois (PQ) a été fondé en 1968 par René Lévesque, un député et ancien ministre libéral qui juge alors essentiel de faire du Québec un pays pour pouvoir vraiment le prendre en main. Il créé alors le Mouvement souveraineté-association (MSA), qui prône un Québec indépendant associé au Canada sur le même principe que la Communauté Économique Européennes. En 1968 ce mouvement fusionne avec le Ralliement National (RI) et donne naissance au Parti Québécois. Lévesque avait aussi pour idée de rallier un troisième mouvement, le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), mais la violence du parti lors de manifestations et des désaccords sur les questions sociales et la langue rendent cette grande union impossible. De nombreux militants du RIN rejoignent cependant le PQ.

Le PQ accède assez rapidement au pouvoir, après quelques années de balbutiemment, et René Lévesque devient premier ministre en 1976. Le Québec n'avait jamais eu que des premiers ministres libéraux ou conservateurs, à partir de cette date le parti conservateur (alors nommé Union Nationale) disparaît lentement du provincial, et l'alternance au pouvoir se fera entre le PQ et les libéraux.

 

En poste, René Lévesque ne se contente pas de prôner l'indépendance mais mène une politique sociale clairement progressiste : abolition de taxes sur certains produits courants (comme les vêtements), protection des terres agricoles près du fleuve, loi interdisant d'embaucher des remplaçants lors des grèves, indexation du salaire minimum sur le coût de la vie... Tout en continuant bien sûr de défendre le Québec et à préparer son indépendance, c'est du premier gouvernement Lévesque que date par exemple la Charte de la langue française, interdisant l'instruction en anglais aux familles non-anglophones et imposant le français comme langue de la province. Fort de ses réussites Lévesque lance le premier référendum, dit « Référendum Souveraineté-association », qui sera un violent échec. Une très grosse campagne du fédéral, une question alambiquée et diverses bourdes mèneront à un rejet du projet par plus de 59% des voix.

De nouvelles élections ont lieu en 1981 et malgré l'échec référendaire, le PQ les remporte de nouveau, ce qui peut paraître étonnant. En fait le PQ vient de faire un premier virage : ayant échoué à faire l'indépendance, Lévesque a fait campagne en disant qu'il allait continuer à faire de bonnes réformes et à défendre la particularité du Québec face au fédéral, mais s'engage à ne pas relancer la question de l'indépendance pendant son mandat. C'est l'amorce de ce qui deviendra par la suite la « gouvernance souverainiste » qui domine au PQ aujourd'hui, soit faire une gouvernance solide, obtenir des avancées sur des sujets comme la langue et rendre les gens satisfaits de leur vie en attendant de voir venir un bon climat référendaire. Bien sûr le concept n'est pas encore forgé mais les prémices de l'idée sont là.

 

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Statue de René Lévesque devant l'Hôtel du Parlement à Québec.

Le deuxième mandat de Lévesque est marqué par un début très violent, avec la ratification de la Constitution Canadienne par les neufs autres provinces dans une réunion où le Québec n'a pas été convié. Humilié, Lévesque affronte en plus une grande crise sociale : le chômage explose et les négociations avec le secteur public ne mènent à rien. Il va alors faire de grandes coupes dans les salaires et prendre le virage de la social-démocratie, qui reste la ligne du parti aujourd'hui. Affaibli, Lévesque subi la démission de plusieurs ministres opposés à ses déclarations conciliantes sur l'indépendance. Il démissionne en juin 85 et meurt deux ans plus tard. Malgré une fin de mandat contestée Lévesque reste une des figures les plus appréciées du mouvement souverainiste, il est régulièrement cité, les militants s'en revendiquent et le PQ vit encore aujourd'hui beaucoup sur son image0.

René Lévesque est remplacé par Pierre Marc Johnson, qui échoue lors des élections de 1985. Le Parti Québécois attendra alors 1994 pour revenir au pouvoir. C'est Jacques Parizeau, un des ministres démissionnaires de 85, qui devient premier ministre. Sa priorité est l'indépendance avant tout, il lance une grande mobilisation et un nouveau référendum a lieu le 30 octobre 1995. Le résultat laisse un goût amer : 50,6% de non malgré une large majorité des francophones ayant voté oui, de quoi augmenter les clivage sur fond de dépenses illégales du gouvernement fédéral qui a largement milité pour le non... Défait, Parizeau démissionne et laisse la place à Lucien Bouchard, alors chef du Bloc Québécois. Le gouvernement Bouchard édicte ce qui deviendra la règle du PQ : pas de référendum tant que les « conditions gagnantes » ne sont pas réunies. Ces conditions n'étant pas précisées, cela ressemble à un remisage de la question indépendantiste pour de nombreux souverainistes. Il rompt par ailleurs avec la tradition progressiste du PQ en assumant un virage à droite net dont les fers de lances sont la visée du déficit zéro et le dégraissage de la fonction publique. Alors qu'il était très populaire – il est d'ailleurs réélu pour un deuxième mandat en 1998 – Bouchard voit ses soutiens fondre, notamment à cause de la loi de fusion des communes (pourtant pas la pire...).

Il démissionne1 et est remplacé par Bernard Landry en 2001. Ce dernier tentera de revenir aux principes fondateurs du PQ : il fait de la lutte contre la pauvreté sa priorité, ratifie le protocole de Kyoto, réussi à conclure une entente avec les Cris et relance la question nationale... Mais le mal est fait, l'usure est là, et le PQ perd les élections.

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Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry

Le PQ est de nouveau au pouvoir depuis septembre 2012 avec Pauline Marois, ancienne ministre de Lévesque et première femme à diriger le Québec, à sa tête. Pour la première fois le parti dirige sans majorité absolue, ce qui laisse peu de place à une vraie gouvernance et contraint le parti à des compromis. L'arrivée du PQ a été marquée par quelques grandes actions comme l'abolition de la loi 78 sur le droit de manifestation, la volonté d'élargir (durcir diront certains) la charte de la langue française ou la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly 2. Mais le gouvernement choisi d'indexer les frais d'inscriptions à l'Université sur le coût de la vie et non de les geler, renvoit son ministre de l'écologie sous la pression de lobbies (tiens donc ?), passe une réforme menant à la baisse de l'aide sociale et lance une Charte des valeurs et de la laïcité dans la fonction publique très contestable et contestée, qui rappellera des débats connus en France...

Le PQ possède actuellement 54 députés, la majorité absolue étant à 63 sièges. On comprend donc que des rumeurs d'élections anticipées soient récurrentes tant le parti apparaît gouverner les mains liées dans le dos.

 

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Logo du PLQ

- Le Parti Libéral du Québec (PLQ) est aujourd'hui le plus vieux parti québécois : fondé en 1867 il arrive pour la première fois au pouvoir en 1878 avec Henri Gustave Joly de Lobtinière et ses magnifiques rouflaquettes. Contrairement au PQ et pour des raisons évidentes, je ne vais pas remonter tout le fil de son histoire. Disons simplement qu'historiquement le Parti Libéral puise ses idéaux chez les « patriotes » refusant l'annexion du Bas-Canada par les Anglais, et les « Rouges » militant contre une monarchie toute puissante et défendant le « gouvernement responsable », notion désignant un système où le gouvernement découle de la chambre des députés, qui peut le mettre en défaut (système appliqué au Canada à partir de 1848).

Après quelques allers/retours avec les conservateurs, le PLQ prend le pouvoir en 1960 sous la direction de Jean Lesage, une des grandes figures du parti. Conformément au sens de « libéral » en Amérique du Nord, ils représentent alors une certaine gauche comme en atteste certaines réformes clefs : nationalisation de l'industrie hydro-électrique (sous le ministère de René Lévesque, alors libéral), création d'un type de pensions retraites spécifique au Québec, création du premier ministère de l'Éducation, qui retire ce pouvoir à l'église, etc. Au fil du temps le parti à dérivé, comme c'est souvent le cas, vers une idéologie de centre-droit, économiquement proche du sens français de « libéral » tout en étant relativement ouvert sur les questions sociales.

De la même manière, en 1960 le PLQ est le parti de pouvoir le plus proche des indépendantistes et revendique la spécificité du Québec face au Canada et aux Conservateur. Ainsi, ce sont les libéraux qui font voter la loi imposant le français comme langue officielle de la province. Aujourd'hui, si le PLQ défend la spécificité du Québec au sein du Canada uni, ils sont clairement fédéralistes, un glissement qui s'explique par le départ des souverainistes vers le PQ en 1968. Lors du référendum de 1980, les libéraux défendent le « non », fermant ainsi totalement la porte aux nationalistes. En 1992 les libéraux soutiendront l'accord de Charlottetown, qui vise à intégrer le Québec à la Constitution Canadienne et à re-répartir les pouvoirs avec le fédéral. Ce soutien provoque la colère de l'aile autonomiste du PLQ qui milite pour un Québec beaucoup plus libre au sein de la confédération canadienne. Ces militants iront fonder l'ADQ, un parti autonomiste de droite, en 1994. Vidé de ses souverainistes, le PLQ est maintenant bien éloigné de son célèbre slogan de 1960 : « Maître chez nous ».

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Jean Charest, ancien premier ministre du Québec

En 2003, le PLQ revient au pouvoir avec Jean Charest, ancien ministre fédéral conservateur. Cette fois l'idéologie est clairement droitière, que ce soit sur les questions sociétales ou économiques : réduction de la taille de l'État, lancement d'un grand plan de développement économique du Nord s'appuyant massivement sur les partenariats publics-privés, rejet de l'indépendance jugée « possible mais pas souhaitable », privatisations de Parcs nationaux, passage en force (Lois sous le baîllon) d'une nouvelle convention collective dans le secteur public, etc. Le point culminant de cette politique est l'augmentation de 127%2 des frais de scolarité des étudiants. Cette réforme, lancée en pleine révélation de scandales de corruptions massives au PLQ, lance la plus grande crise étudiante que le Québec ait connu. Ce qui sera nommé le « Printemps érable » durera du 13 février 2012 à la chute du gouvernement Charest en septembre. Peu à peu le mouvement s'était élargi à des revendications sociales plus larges et embrassait largement la lutte contre le libéralisme et la corruption... Le pouvoir a réagi en votant une loi spéciale encadrant très rigoureusement le droit de manifester et en soutenant une répression policière violente poussant l'ONU à s'inquiéter de la situation des droits de l'homme à Montréal !3 Une drôle de fin de règne pour l'ancien parti des révolutionnaires Bas-Canadiens...

Le PLQ reste le deuxième plus gros groupe à l'Assemblée Nationale, avec 48 sièges. Suite à la défaite de Jean Charest dans sa circonscription, Philippe Couillard, ancien ministre de la santé, a été élu à la tête du PLQ. Il n'avait pas été candidat aux élections de 2012 et n'est donc pas député, c'est donc Pierre Moreau qui assure la direction de l'opposition officielle à l'Assemblée Nationale. Enfin, si ça a été le cas par le passé, le PLQ n'est plus lié au Parti Libéral Canadien, ce qui explique d'étonnante migrations de politiques selon les échelons.

 

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François Legault et le logo de la CAQ

- La Coalition Avenir Québec (CAQ) est née à l'automne 2011. Créé par l'entrepreneur et ex-ministre péquiste (de l'Industrie, de l'Éducation puis de la Santé) François Legault, ce parti propose - après une longue tournée médiatique, de mettre de côté la question indépendantiste pendant une dizaine d'année, le temps de résoudre les problèmes économiques. Si le parti se réclame au dessus des clivages il s'agit en fait d'un parti typique de la droite patronale comme l'indique un certain nombre de mesures : nettoyage de l'administration de tout les secteurs inutiles, baisse massive des impôts « étouffant les citoyens et les entreprises », réduction du déficit, recherche de la croissance, etc. Là où la CAQ se distingue de nos partis européens de droite, c'est sur les questions d'éthique. En effet le parti s'est créé en plein scandale de corruption du corps politique et va très loin sur ces questions en exigeant des condamnations fermes, allant au-delà des prescriptions habituelles ainsi qu'un renforcement de la politique anti-corruption. On peut aussi noter que la CAQ place l'accès à l'éducation et à la santé dans ses priorités.

À l'été 2011 la CAQ, même pas encore formée, était présentée comme le parti réussissant à enfin dépasser le clivage fédéralistes/indépendantistes pour l'intérêt des Québécois, on lui prêtait une vrai compétence économique et les sondages indiquaient qu'en cas d'élection générale Legault obtiendrait une large majorité. Cette attractivité s'est confirmée après la création du parti : la CAQ a avalé l'ADQ – ancien parti autonomiste de droite qui comptait encore quelques députés– , des députés indépendants ex-ADQ et trois députés péquistes en rupture de ban. Les problèmes ont alors commencé à s'afficher, dus notamment à un grand manque de cohérence entre les idéologies mises en avant et un programme moins œcuménique qu'attendu ainsi qu'à l'incapacité pour la CAQ de débaucher d'autres députés.

La candidature de Jacques Duchesneau, ancien chef de police de la communauté urbaine de Montréal et militant très populaire de la lutte anti-corruption, a bien fait frémir un peu l'intérêt, mais sans jamais atteindre les sommets de 2011. Finalement le parti a obtenu 19 députés, ce qui n'est certes pas honteux, mais très loin des chiffres espérés. Depuis, Daniel Ratthé4 a été exclu du caucus suite à des poursuites judiciaires liées au financement d'une ancienne campagne électorale, faisant tomber leur effectif à 18.

 

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Logo de Québec Solidaire

- Québec Solidaire (QS) est né en 2006 de la fusion d'Option Citoyenne, mouvement féministe et altermondialiste, et de l'Union des Forces Citoyennes, parti d'union de la gauche québécoise5. Se revendiquant de gauche, écologiste, altermondialiste et souverainiste, Québec Solidaire a su donner de l'importance à une parole de gauche jusqu'alors marginale et divisée. Partisans du partage du pouvoir, il n'y a pas de chef du parti mais deux portes-parole, le poste étant obligatoirement paritaire et comprenant un parlementaire et un non-élu. Surtout puissant dans l'Île de Montréal, le parti a réussi à y faire élire deux députés : Amir Khadir (en 2008, réélu en 2012) et Françoise David (en 2012), ses deux portes-parole depuis la fondation du parti. Après l'élection de 2012 c'est Andrès Fontecilla qui devient porte-parole extra-parlementaire aux côté de Françoise David, devenue porte-parole parlementaire.

On peut noter que ce parti est un des rares à mettre sans complexe à sa tête des personnalités nées à l'étranger, récusant ainsi un nationalisme excluant pour défendre une indépendance qui serait une véritable occasion de créer une démocratie plus directe et inclusive pour tous. Parmi les grands axes de Québec Solidaire on trouve la gratuité scolaire de la maternelle à l'université, la création d'une agence publique de production de médicaments, la gratuité totale de la santé, la fin de l'exploitation des mines d'Uranium et la sortie du nucléaire, le rejet de l'exploitation des gaz de schiste, une reprise en main de l'industrie minière et de ses profits, la nationalisation des sources d'énergies, l'accueil et l'intégration des migrants en respectant leurs cultures, l'instauration de la proportionnelle pour les élections, etc.

Sur la question nationale, QS se déclare indépendantiste, même si cela lui est souvent contesté par des franges plus radicales. En effet, le parti prône l'élection d'une assemblée constituante et la validation de cette constitution par référendum et signale d'autres priorités, notamment sociales et environnementales. Le refus de QS d’appeler à voter pour le Bloc Québécois lors des élections fédérales – en disant à leurs électeurs que le NPD progressiste était aussi un choix acceptable – s'est ajouté à ces reproches de frilosité.

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 Amir Khadir, Françoise David et Andrès Fontecilla

 

À la semaine prochaine pour la présentation des partis non-parlementaires, et bientôt la première chronique !

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0 Selon un sondage de 2006, 56 % des Québécois considèrent qu'il a été le plus grand Premier Ministre bdes 50 dernières années. Le libéral Robert Bourassa arrivait bon deuxième avec 14% des suffrages.

1Aujourd'hui Bouchard est lobbyiste pour les compagnies minières, notamment en ce qui touche au gaz de schiste...

2Sur cinq ans certes, mais tout de même.

3Comme en atteste par exemple cet article très officiel de Radio-Canada http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/2005/11/03/001-spvm-onu.shtml

4Qui était le seul réélu parmi les trois députés péquiste à avoir rejoint la CAQ.

5Ce parti réunissait le Rassemblement pour l'alternative progressiste, le Parti de la démocratie socialiste – ancien NPD Québec – et le Parti communiste du Québec.

Comme souvent, les photos de personalités sont issuent de wikimedia.